Violence routière

2002 une étape importante

 

 

Malgré les moyens déployés durant plus de 3 décennies, la violence routière reste l’un des facteurs de mortalité les plus importants en France.

Les causes de cette hécatombe sont hélas multiples et bien définies : L’alcool, la vitesse au volant, des automobiles mal entretenues par leurs propriétaires, un incivisme récurrent de la part de certains automobilistes, etc …

J’avais dénoncé, au début des années 80, un engagement plutôt timide de la part du gouvernement de l’époque.

J'avais proposé dans mon livre "Ojectif Santé" une batterie de mesures susceptibles d'améliorer le comportement au volant de nos concitoyens : 

1) limitation de vitesse

2) T.V.A. modulable suivant les cylindrées des voitures

3) aggravation des sanctions en fonction du degré de responsabilité du chauffeur impliqué.

Le gouvernement en place depuis 2002 a traité le problème de la violence routière de manière significative grâce notamment à la multiplication des radars et des bonus.

Décriée dès sa mise en service, cette automatisation du contrôle de vitesse a permis de constater depuis 5 ans une baisse des vitesses associée à une baisse de la mortalité passant ainsi de 12.000 à 4.000 victimes par an.

L'augmentation de l'âge des conducteurs et la hausse du carburant sont assez marginales dans ce bilan qui reste largement positif.

Un pas a également été franchi en responsabilisant chaque automobiliste avec l’obligation, dès le mois d’octobre 2012, d’être en possession d’un éthylotest dans sa voiture.

Ces mesures, « jugées » impopulaires et reprises par tous les partis politiques confondus, sont pourtant pleines de bon sens et participent  à l’amélioration de la sécurité routière.

 

                                                                                           Docteur Maurice GILLARD

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