Ecologie des comportements

Editions HELIOS, 1989

Prix (TTC) : 22 € en format Broché - 206 pages
Prix (TTC) : 18 € en format Numérique (E_book ou PDF)
Etat : NEUF
Réf : Ecologie des Comportements
Couverture ecologie des comportements
Ecologie des comportements - Dos

Ecologie des comportements

Préface:

Un certain nombre de nos contemporains se disent chrétiens ou croyants. Que représente pour eux cette foi, en quoi concerne-t-elle leur comportement dans la vie quotidienne ?

Après les années d'expansion industrielle qui ont suivi la seconde guerre mondiale, après la redécouverte du mot "écologie" dans les annes 70, après le constat actuel des plus hautes instances scientifiques que la vie sur terre est largement compromise (disparition de la couche d'ozone qui nous protège des rayonnements cosmiques les plus dangeureux, augmentation du CO2 globalement et surtout dans les villes, qui diminue les capacités respiratoires, pollutions chimiques de toutes sortes : des aliments par les herbicides et les pesticides, des nappes phréatiques par les engrais nitratés et les phosphates qui rendent les eaux de boisson de plus en plus dangereuses, les retombées et les pollutions radio-actives après les différents accidents nucléaires autour des vieilles centrales qui fuient et à cause des expériences nucléaires qui se poursuivent, etc...) quelle est l'attitude du pratiquant face à cette destruction systématique des éléments de la création considérée par lui comme une oeuvre de Dieu ?

Dans une large mesure, la pratique religieuse contemporaine semble ignorer l'environnement dont dépend tout ce qui vit sur terre, et les pratiquants dissocient inconsidérément la "religion" de la perception des éléments de la nature dont dépendent leur santé et leur vie.

On observe ainsi chez de nombreux chrétiens un comportement insouciant de l'environnement, de la qualité de l'air qu'ils respirent, de l'eau qu'ils boivent et des aliments qu'ils mangent.

Curieusement, le chrétien accepte généralement et innocemment, sans en être conscient ou en évitant de lire ou de voir l'information disponible, de saccager, détruire, piller et dégrader la création pour satisfaire, au moindre coût, ses besoins de confort immédiats, ses fantaisies et son luxe.

Les premiers avertissements qui, ces dernières années, ont fait des milliers de morts (Sévéso, Mexico, Bocephal, Tchernobyl, etc...) n'ont en rien ralenti le processus d'investissements industriels polluants. Il faut savoir que les morts les plus nombreux sont les morts anonymes des pollutions insidieuses : combien de morts provoquent les métaux lourds dans l'eau et les aliments, les hormones dans les viandes, le plomb dans l'essence, les herbicides, pesticides et autres produits dangereux employés dans l'agriculture, les rejets extrêmement toxiques de toutes les usines industrielles ? On ne le saura jamais si de puissantes associations ne demandent des études épidémiologiques effectuées par des experts indépendants du pouvoir politique et des lobbies industriels. 

L'ensemble des médias répercute à l'unisson les images idylliques d'une consommation effrénée de produits dont on cache soigneusement le caractère polluant lors de leur fabrication, de leur transport, de leur utilisation et de leur destruction après usage.

Cette pollution cachée (fumées toxiques, moteurs à combustion, usines polluantes, pesticides, herbicides, résidus chimiques et nucléaires, déchets industriels et urbains s'infiltrant insidieusement dans l'eau, dans l'air et dans notre alimentation) provoque, par accumulation dans nos organes, de nouvelles et graves maladies, des cancers, et diminue nos défenses immunologiques.

Les décideurs et les industriels, aveuglés par la recherche du profit et la peur de la concurrence, ne voient dans la protection de l'environnement qu'une entrave à l'efficacité des usines et une diminution de leurs bénéfices face à des pays commercialement très agressifs où n'existe aucune contrainte écologique. 

Paradoxalement, si vous demandez à ces dirigeants s'ils sont croyants, la plupart vous répondront affirmativement. Mais ils font passer les contraintes économiques, dont le chômage est la pièce maîtresse, avant les contraintes écologiques, en espérant que la nature pourra accepter de digérer indéfiniment des rejets de plus nombreux et toxiques.

Il semble donc que les chrétiens d'aujourd'hui n'ont pas la notion de Dieu en tant que Créateur de la nature, de l'homme et de la femme, dont la santé et la vie données par Dieu dépendent de la qualité des éléments de cette Création.

Tout se passe comme si l'écologie n'avait rien à voir avec la Création.

C'est de la politique, dit-on, l'Eglise et la foi ne sont pas concernées. Cette dissociation porte un grave préjudice à la Création, en particulier à ceux de nos prochains qui se défendent le moins bien : femmes enceintes, vieillards, enfants et malades. 

Les consommateurs Chrétiens et les industriels croyants en effet, sous pretexte qu'ils ne "font pas de politique", continuent à ignorer l'environnement et détruisent la nature avec la meilleure des bonnes fois, par l'ampleur, la toxicité et la croissance des pollutions.

On n'ose pas parler de la responsabilité de chaque créature humaine dans la nature ; dans ce domaine, l'esquive est la règle. Cela menace des habitudes créées de toutes pièces par les politiques et la société de consommation.

Le discours semble confiné à se protéger des excès (les catastrophes industrielles) comme si nos habitudes de consommation n'étaient pas la cause directe des industries, entretenues et souvent même créées par un matraquage publicitaire incessant et polyvalent financé par ces mêmes industries.

L'ouvrage du Docteur Gillard de Saint Gilles vient à ce point nommé remettre la foi dans son contexte et les religions devant leur responsabilité. L'écologie dans une nouvelle perspective suffisamment large, s'ouvre ainsi pour emporter l'adhésion des croyants, quelle que soit leur religion.

Actuellement les clergés restent presque muets sur l'écologie, on les accuserait de se politiser et de vouloir entraver le développement industriel ; aucun rabin, aucun yogi, prêtre ou imâm ne met en cause cette destruction de l'oeuvre divine qu'est la Création.  

L'écologie depuis 15 ans est motivée par un sentiment très primitif : le désir de survie, il s'agit bien désormais de cela.

L'homme n'a pas d'instinct collectif de survie. Il faut faire appel à ce qui le différencie des animaux : sa conscience. Le respect et l'amour de la Vie sous toutes ses formes sont les bases indispensables de notre avenir. L'écologie devient donc ainsi de la religion appliquée. mais ne le dites pas aux écologistes, ils se fâcheraient, n'en parlez pas non plus aux chrétiens, vous troubleriez leur sommeil.

Jean Luc Rougemont

 

Extrait (page 64) :

"Ces valeurs sont des trésors déposés en nous par notre Créateur. Elles sont à notre portée, à notre disposition permanente. Nous n'avons, pour les révéler à nous même et prendre conscience de nos propres richesses et de notre propre héritage, qu'à les reconnaître, en nous et en l'autre, en les découvrant dans le passage à l'action, au niveau de celui des cinq pôles dont la valeur nous semble la plus proche de nos possibilités et de nos facultés (Rm 12,6 et 1 Co 7,7) : Aimons, donnons, cherchons (la Vérité), expliquons pour comprendre, osons la Vie."

  Extrait pages 167 et 168 pour les adeptes du "statut-quo" et les béats institutionnels :

"Ce qu’il y a de plus cruellement cocasse dans ce contexte c’est qu’on s’étonne que cette gabegie sociale d’amoralité technologique conduise aux crises et aux crimes les plus divers, à la violence, au terrorisme, au suicide, aux toxicomanes et au chômage : où sont les plaisirs promis ?

C’est trop souvent l’inconscience et l’aveuglement, c'est-à-dire la bêtise, qui ont présidé à la mise en place de cette société d’abandon des valeurs humaines et éthiques d’origine divine sur lesquelles elles devaient être fondées. Elle a remplacé, sans vraiment le vouloir, l’Amour par l’indifférence, la vérité par la publicité plaisante et mensongère, la Charité par des lois qui nous trompent, la Sagesse par le rationalisme béat et la Foi par la culture du « Moi ». Sans une prise de conscience claire de ces dangers, tous les éléments sont réunis pour que se développe une crise irréversible.

Il faut bien dire que face à ce cycle d’engendrement et de création, objet de nos réflexions, il y a un cycle de destruction, face aux cinq pôles de la dynamique évangélique, il y a cinq pôles d’entités négatives, la haine et le mépris face à l’Amour, la possession et la jalousie face au Partage et à la Charité, l’injustice, le mensonge et l’hypocrisie face à la Justice, et à la Vérité, la bêtise, l’ignorance et la folie face à l’Intelligence, au Savoir et à la Sagesse, qui conduisent au point final de l’orgueil et de la mort dans le désespoir face à la Foi et à la Vie dans l’Espérance (Rm 5, 20-21).

Ce cycle infernal de descente vers le chaos s’actionne par l’indifférence plus que par la haine (pôle A) entrainant une soif inextinguible « d’avoir et de pouvoir (pôle B) » par l’exercice de l’injustice et de la possessivité (pôle C) qui, loin de conduire à la Vérité (pôle C), conduisent à l’ignorance et à la bêtise (pôle D), au culte du « Moi » et à l’orgueil qui s’achève dans la mort (pôle E) (IJn5, 16-17)."

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