L'immigration Humanitaire - 2ème partie : Une option globale

2ème partie : Une option globale

Je suis vraiment consterné devant les difficultés intellectuelles et, pourquoi ne pas dire, l’incapacité de nos savants économistes, de nos brillants politologues et autres énarques de haut niveau à résoudre une équation économique pourtant simple, à trois variables :

- La délocalisation subie de nos usines et de nos savoirs entraînant un chômage épidémique ingérable, sans aucune réaction administrative et politique réaliste.

- Le défi humanitaire de l’immigration de jeunes issus de pays démunis, sous la coupe de réseaux mafieux, de passeurs clandestins, à 5000€ pièce, en tous genres et aussi de fonctionnaires européens de la filière corrompus, mobilisant une coûteuse armada de défense de nos frontières pour terminer, au mieux, avec le statut précaire d’emploi clandestin hors de tout contrôle ou pire, de candidat au djihad.

- Le sauvetage dans un premier temps de secteurs d’activités moribonds dans le bâtiment, l’habillement, et l’agriculture avec cette exigence pour survivre, d’une main-d’œuvre non qualifiée à bas coût, où, paradoxalement, des offres d’emploi en France sont nombreuses et non pourvues, plus de 600.000 aujourd’hui.

La solution mathématiquement raisonnable à cette équation à 3 variables ne serait-elle pas la « contractualisation » d’une immigration choisie, nécessaire et acceptée, à géométrie variable et coût compétitif ?

Evoquons quelques avantages évidents de ce retournement de tendance face aux tabous actuels d’un autre temps (appelés « Tigres de papier » dans la dialectique chinoise) : « travail clandestin » qui profite à qui ? Solidarité à tout et n’importe quoi ? Espace Schengen ?

1.              Suppression du travail clandestin, par une intégration progressive et réussie, grâce à un cheminement administré du recrutement depuis leur pays d’origine par le biais d’une administration spécifique, triée sur le volet et dument sanctionnée en cas de corruption, pour l’embauche au sein de nos ambassades et consulats. Ainsi chaque début et fin de mission du demandeur seraient traités et programmés dans le pays d’origine, sous tutelle du Ministère du Travail en France, où un grand « registre » national des offres d’emploi spécifiques des secteurs en difficulté (bâtiment, agriculture…) seraient réservées à une main d’œuvre à coût maîtrisé par leur sélection sur place par les services spécifiques consulaires. La destination du migrant doit être définie, mise en place et autorisée dans le pays d’origine, sous la seule responsabilité d’une administration française triée sur le volet.

2.              Relance de notre économie, par l’injection massive d’une main d’œuvre étrangère non qualifiée à bas coût sur des missions refusées par les demandeurs d’emplois français. Près de 600.000 postes sont officiellement vacants à ce jour. Il faut y ajouter les besoins nouveaux de la nécessaire et massive transition écologique de l’ensemble de l’économie dans des filières essentielles à la reprise économique de la France : l’agriculture biologique, le bâtiment basse-consommation, le tourisme de masse, l’habillement, les énergies nouvelles : biomasse, solaire, éolien, hydraulique, bois-énergie, à développer dans les zones rurales désertifiées.

Sur le même principe, j’avais fait valider, en tant que membre du Conseil National des Verts Indépendants des années 80 et leader du courant « Triple V », un projet précis de texte de loi sur le demi SMIC en zone montagne et secteurs défavorisés péri-urbains, qu’il serait bien opportun de sortir des cartons aujourd’hui, pour beaucoup de jeunes au chômage. (Voir en annexe)

3.              Les éco-industries, le bâtiment ainsi que les énergies alternatives peuvent générer les nouveaux métiers d’aujourd’hui  qui manquent tant à nos jeunes qui ont les yeux tournés vers l’avenir : plus de 600.000 emplois peuvent être proposés à la condition de se « réveiller » et de prendre conscience des richesses insoupçonnées que recèle notre territoire désertifié, rural et forestier, avec la présence des énergies gratuites et infinies incontournables pour notre avenir : Vent, Soleil, hydraulique locale, bois-énergie et géothermie.

4.              Se greffent à ces perspectives, les grands travaux d’urgence écologique, de dépollution massive et urgente des anciens sites industriels et nucléaires, des côtes et des cours d’eau, de reforestation des sites incendiés avec en toile de fond la réhabilitation des paysages. 300.000 emplois peuvent être raisonnablement envisagés, avec des contrats de 3, 6 et 12 mois renouvelables, pour une véritable aide directe au Tiers Monde attribués personnellement au destinataire en évitant les filières intermédiaires d’administrations corrompues  budgétivores des fonds humanitaires.

5.              La reconnaissance des aides et des subventions de l’agriculture biologique aux plantes médicinales pour les médecines douces traditionnelles qui ont fait leurs preuves, avec remboursement détaxé de leur production, création des services et enseignement qui vont avec : 250.000 emplois.

6.              Le Transport : La refonte totale du parc automobile français, avec suppression de la production des moteurs diesel, record et mortifère (43.000 morts par an).

Cette mesure doit être enfin mise à l’ordre du jour avec des véhicules hybrides pour tous usages, électriques ou bio-gaz méthane stockable produit par les centrales à biomasse et bois-énergie, pour les petits véhicules citadins. La relance de ce nouveau marché automobile serait à la base de 800 000 emplois directs et indirects.

 

Voilà certainement de belles idées à développer pour un « réveil » en fanfare des administrations empêtrées dans leurs difficultés de contrôles incontrôlables, les professionnels pouvant enfin professer en toute clarté (hors clandestinité), par l’optimisation du salaire à bas coût, dans des conditions de rentabilité acceptables. Repenser l’accueil en France de ce nouveau modèle « d’immigration humanitaire » encadrée par l’Etat et fiable, conduisant à l’intégration, dans les filières sinistrées, des meilleurs travailleurs testés au cours des 3 à 5 contrats de progression contrôlée et spécifique d’une immigration humanitaire officiellement gérée de la transparence et de l’ordre.

Tout ceci étant aussi nécessaire à notre économie qu’indispensable à une aide directe aux familles du Tiers Monde, libérées du passage obligé par les filières d’entrée clandestines, ruineuses, meurtrières et administratives corrompues, par le salaire de chaque immigrant destiné directement aux familles, de nos cousins du Maghreb et amis francophones des pays africains émergeants.

A ce titre, c’est bien une option courageuse doublement humanitaire.

Bien évidemment, ce type de décision, pour être efficace et sûre, ne peut qu’être conforté par une aggravation sensible des sanctions administratives et judiciaires draconiennes de l’ensemble des filières clandestines.

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