" Je suis un Terroriste "

Témoignage d’un Ancien, Soldat ou Terroriste

de la France occupée de barbares des années 1940-1945 ?


 

 À plus de 85 ans. J’ai le devoir en tant que Citoyen et médecin Français co-responsable de la vérité et la justice de mon pays d’apporter un témoignage vécu et vrai de quatre ans d'occupation sous la coupe des troupes allemandes.

C'est pour éclairer les différentes procédures possibles de notre « appareil judiciaire » concernant les diverses actions et attentats de la mouvance djihadiste touchant des citoyens français aujourd’hui intégrés et « bien de chez nous comme ils le revendiquent, que je traite cet éternel problème d’actualité. »

Durant la période 1940 - 1945 de notre histoire de France, nous avons été, moi-même, mon père, ma famille et certains de nos amis, qualifiés de « terroristes » par les services de la Gestapo et de l’armée allemande qui nettoyaient à la mitraillette, sans autre forme de procès, nos maquis et villages.

En effet comme pas mal de Français de l’époque, nous avons participé à l’organisation (bande organisée) de la résistance de notre pays à l’occupation hitlérienne ; évasions de la zone d’occupation des personnes menacées : STO, dissidents, israélites, communistes, etc… recherchés par la police allemande (Gestapo) vers la zone libre.

Et en ce qui concerne, les soins d’urgences que mon père médecin assurait aux blessés du « maquis », de nuit en rez de chaussée de son cabinet dont le 3ème étage, oh comble de la provocation, était occupé par des officiers de l’armée allemande, professeurs, commandants ou médecins colonel qui commençaient à évoquer en 43 leur « mea Culpa » sur l’aventure hitlérienne de leur pays. Je me souviendrais toujours de la découverte à 3 heures du matin dans notre garage d'une traction avant noire avec 2 maquisards blessés.

Pour moi, je participais dès ma douzième année à cette organisation, dites « terroriste » par l’acheminement en vélo dans les maquis des campagnes environnantes, de matériels, d’informations et ordres transmis dans deux grands « bidons de lait », et en fin d’occupation, à subir un premier baptême du feu sous les mitrailleuses allemandes qui m'avaient repéré.

À ce titre nous étions qualifiés par l'administration pendant ces 4 années dans la presse, à la radio, etc… de dangereux « terroristes » abattus sur place en cas de capture, ce qui rappelle étrangement certaines réalités de notre actualité.

Si notre témoignage vécu, qui soulève de nombreuses réflexions et éventuellement une analyse approfondie vous intéresse, sur cet épisode historique d’une cruelle actualité aujourd'hui en France et dans le monde, posez-nous les bonnes questions auxquelles nous tacheront d’apporter les bonnes réponses sur ce site, susceptibles de faire avancer les choses.

En effet, hier comme aujourd'hui, il y avait des « causes » culturelles, politiques, ethniques et religieuses, qui sont à l'origine d'évitables massacres qu'il faut découvrir, analyser, et résoudre par le dialogue, et la concertation et non l'exclusion dans la violence militaire, policière et juridique, qui nous replonge dans ces années noires de 1940-1945 et des pires conflits mondiaux et séculaires.

Les solutions à ces problèmes de fond, qu'on occulte sciemment sont le dialogue ouvert, inter religieux et inter réseaux en direct et sur la toile. C'est la PAROLE qui libère.

Cette incompréhension repose sur un socle de valeurs divergentes qui s'opposent ou s'ignorent.

Comment susciter ces avançées incontournables pour la survie de notre société en crise et en recherche de valeurs divergentes, qui doivent, il faut bien s'en persuader, cohabiter.

L'espérance est dans la réflexion et la recherche de la vérité, de la tolérance mutuelle, de la perspicacité.

 

Docteur Jean GILLARD de Saint-Gilles

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