27 août 2016

Croire sans avoir vu !

 

Belle histoire de Sainte MONIQUE

qui parle aux Femmes en ce jour.

 

( 332 – 387 )

 

Elle naquit à Thagaste, aujourd'hui Souk-Ahras, dans le département de Constantine.

Ses parents, petits propriétaires ruraux, l'élevèrent chrétiennement et la marièrent à un païen plus âgé qu'elle, nominé Patrice. C'était un homme de cœur, mais irascible et débauché, dont les violences et les infidélités la firent beaucoup souffrir. Elle eut aussi à endurer les caprices d'une belle-mère mal disposée. C'est dans la prière et l'assistance quotidienne à la messe qu'elle puisait la patience et la douceur. Elle-même disait aux femmes qui se plaignaient d'être malheureuses en ménage : « Si vous maîtrisez votre langue, non seulement vous courriez moins risque d'être battues, mais vous pourriez peut-être un jour améliorer votre mari. » Pour sa part, elle apprivoisa rapidement sa belle-mère : quant à Patrice, elle finit par l'aimer et, après trente ans, par le convertir.

Elle eut trois enfants, parmi lesquels le futur saint Augustin. Celui-ci fut d'abord sa fierté par les succès qu’il remportait comme étudiant et comme professeur ; puis il fit sa désolation par sa conduite. On sait qu'il vécut une dizaine d'années en concubinage et attaché aux doctrines manichéennes. Espérant que les discussions convertiraient son fils, Monique pressait certain évêque d'argumenter contre lui ; mais le prélat le jugeait trop présomptueux et trop bon disputeur pour se laisser convaincre : « Bornez-vous à prier pour lui », répondait-il à la mère. Celle-ci revenant à la charge en pleurant, il la renvoya en disant : « Allez ; continuez comme vous avez fait jusqu'ici ; il n'est pas possible que le fils de tant de larmes périsse. » Elle suivit le conseil, et Augustin fut touché par la grâce de Dieu à l'âge de vingt-huit ans.

Devenue veuve, Monique le rejoignit en Italie. Ce fut alors à qui, de la mère et du fils, avancerait le plus vite en sainteté. Cependant Monique aspirait à voir Dieu et à quitter ce monde : « Que fais-je encore ici-bas ? » disait-elle à son fils. Elle mourut à Ostie, comme tous deux allaient se rembarquer pour l'Afrique, ayant pour sa part cinquante-six ans et Augustin trente-trois.

 

Le bienheureux Ladislas Gielnow, franciscain lithuanien qui prêcha dans toute la Pologne ( 1505).

Saint Florian, vétéran de l'armée romaine, condamné à mort pour son zèle, fut noyé dans l'Enns, près de Lorch (Norique) en 304.

Saint Godard (961 – 1038), fut abbé de Nieder-Altaich en 996, avant de devenir évêque d'Hildesheim en 1020.

Saint Titien, évêque de Lodi ( 477).

Saint Ethelred ou Alfred devint toi de Mercie (Angleterre) en 675, abdiqua en faveur de son fils en 705, mourut abbé de Barney en 716.

Les bienheureux Jean Jougton, Robert Lawrence, Augustin Webstern chartreux ; Richard Reynolds, brigittain, et Jean Haile, prêtre séculier, mis à mort à Londres sur l'ordre de Cromwell en 1535.

Le bienheureux Jean-Martin Noyë (1730 – 1793). - Au temps qu'il était prêtre séculier, il avait fondé, dans le diocèse de Metz, l'institut des Sœurs de la Providence, pour l'éducation des enfants du peuple. Il entra aux Missions étrangères, partit pour la Chine et y fonda une congrégation de Vierges indigènes, vouées elles aussi à l'enseignement. Ayant regagné l'Europe, il mourut à Trèves d'un typhus contracté au chevet des mourants.

Docteur Jean GILLARD

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