13 août 2016

 

La peine de mort en question.

 

On ne peut que rendre hommage à la décision de la cour de ne pas accorder des circonstances atténuantes à un assassinat programmé qui remettrait en cause le principe même de la peine de mort aboli par les lois Mittérand-Badenter. En effet, la campagne massive et incontrôlée d'une majorité médiatique animée de pulsions contradictoires de vengeance et de mort est inacceptable aujourd'hui. Par rapport à la loi sur la peine de mort, c'est bien intentionnellement après avoir mûrement réfléchi pendant 47 ans qu'une citoyenne française ne peut bénéficier d'aucune clémence face à un assassinat prémédité et lâche et sans doute intéressé et une sentence particulièrement compréhensive. La nation après avoir mûrement accepté le principe de la suppression de la peine de mort ne peut se parjurer elle-même en laissant accréditer tout pouvoir à tous les citoyens de décider à sa seule initiative un assassinat qui est une véritable réhabilitation de la peine de mort à la discrétion de chaque citoyen.

 

Il était en effet facile et légal à cette dame responsable durant 47 ans de conflit, soit de rompre la relation, mais des intérêts cachés et une volonté de s'imposer lui faisait obstacle soit d'avoir recours aux voies légales de droit.

 

Accréditer le fait que n'importe quel citoyen ou citoyenne en l’occurrence peut s'arroser le droit à l'heure et suivants les circonstances qu'il décide de condamner à mort par assassinat de surcroît le père de ses enfants seraient un déni de justice et à l'atteinte même de l'unité nationale.

 

Je félicite donc la cour d'avoir résisté à la pression médiatique et nous devrions à cette occasion, envisager l'ouverture d'un débat sur cette question majeure. Nous attendons vos réactions avec beaucoup d’intérêt.

 

Docteur Jean GILLARD

 

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