10 août 2016

 

 

N'assiste-t-on à pas une deuxième mort des victimes du 14 juillet dans l'anonymat de "manifestations collectives" nécessaire, mais très largement insuffisante pour pleurer en parfaite connaissance de cause, chacune des "individualités" rayées de la carte des vivants.


 

Le système, plus ou moins conscient, ne cherche pas à faire disparaître dans cette collectivisation de la mort, l'identité unique et singulière de chaque victime ; les merveilleux rêves d'enfants, les riches projets d'adultes et les précieux souvenirs des anciens.

 

Un appel avec toute personne qui s'implique à ne pas laisser sombrer dans l'anonymat de ce collectif de victimes chacune des personnes, du plus petit enfant, au plus ancienne des victimes est lancé, pour que chacun de nous riche de sa propre sensibilité s'attache à une personnalité pour en tracer le portrait fidèle à tout ce qui était VIE en lui : espérance, projet, amitié, amour, compassion, intelligence et en toute vérité, pour que son souvenir vivant illumine sa famille et le monde.

 

Pour connaître les mouvements, les associations, les membres des clergés, qui devraient s'impliquer dans la mémoire vivante humanitaire pour ne pas laisser sombrer dans la deuxième mort de « l'anonymat collectif » chacune des personnes dans son unique projet de vie et qui sombreraient dans l'oubli d'une mémoire collectivisée et anonyme.

 

Chacune des victimes avait son passé, son présent et son avenir en main. Que va-t-on en faire ? Quel parent, quel ami, quelle connaissance va prendre en main ce nécessaire devoir de Mémoire ?

 

Docteur Jean GILLARD


 

Ajouter un commentaire